Savoir parler de la diversité

Utiliser le vocabulaire approprié pour parler de la diversité sexuelle et de genre est une bonne façon de montrer aux personnes LGBTQ+ que vous êtes une personne alliée.

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4 concepts de base
Autres concepts importants pour comprendre la diversité sexuelle et de genre  :
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Pour parler de la diversité de genre avec respect

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Visionnez un court webinaire sur la diversité sexuelle et de genre en milieu de travail. Vous en apprendrez plus sur les principaux concepts, le vocabulaire spécifique, les enjeux auxquels les personnes LGBTQ+ peuvent faire face et les bonnes pratiques pour assurer un milieu de travail plus inclusif. Durée : 18 m 57 s

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4 concepts de base

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1. Sexe

Sexe assigné à la naissance Mention de sexe (féminin ou masculin) attribué à la naissance selon l’apparence des organes génitaux externes.

Sexe biologique

Défini par de nombreux facteurs, dont les organes génitaux externes, mais aussi le système reproducteur interne, les chromosomes sexuels et les hormones produites et assimilées par le corps. Lorsque tous ces facteurs ne correspondent pas aux normes médicales pour le sexe féminin ou le sexe masculin, on parle d’une personne intersexe.

2. Identité de genre

Façon dont on définit son genre (homme, femme, non binaire, bispirituel.le, etc.). Il s’agit d’une connaissance intime, profonde et personnelle qui se développe chez l’humain entre l’âge de 3 et 5 ans et qui peut continuer d’évoluer tout au long de la vie. Lorsque l’identité de genre d’une personne correspond au sexe qui lui a été assigné à la naissance, on dit qu’elle est «  cis  » ou «  cisgenre  ». Lorsque ce n’est pas le cas, on parle d’une personne «  trans  » (les termes «  trans  » et «  non binaire  » sont définis plus loin dans ce guide).

3. Expression de genre

Manière dont une personne exprime son genre ou se présente au monde, notamment en personnalisant son apparence (coiffure, vêtements, maquillage, etc.). Peu importe son identité de genre, une personne peut avoir une expression de genre plutôt féminine, plutôt masculine ou un peu des deux (androgyne). D’ailleurs, ce qui est considéré comme féminin ou masculin varie selon les cultures et les époques. L’expression de genre n’est pas forcément liée à l’identité de genre  : il y a par exemple des femmes qui ont les cheveux courts et des hommes qui portent du rose.

4. Orientation sexuelle

Expression utilisée pour décrire l’attirance d’une personne pour un, plusieurs ou aucun genre. Bien qu’elle comporte le terme «  sexuelle  », l’orientation sexuelle fait souvent référence à une combinaison de plusieurs types d’attirance, dont l’attirance romantique (sentiments amoureux) et l’attirance sexuelle (physique). L’hétérosexualité (attirance pour les personnes d’un autre genre), l’homosexualité (attirance pour les personnes du même genre), la bisexualité (attirance pour deux genres, généralement hommes et femmes), la pansexualité (attirance pour des personnes, peu importe leur genre)1, l’asexualité (peu ou pas d’attirance sexuelle) et l’aromantisme (peu ou pas d’attirance romantique) sont des exemples d’orientations sexuelles.

1. Sexe

Sexe assigné à la naissance Mention de sexe (féminin ou masculin) attribué à la naissance selon l’apparence des organes génitaux externes.

Sexe biologique Défini par de nombreux facteurs, dont les organes génitaux externes, mais aussi le système reproducteur interne, les chromosomes sexuels et les hormones produites et assimilées par le corps. Lorsque tous ces facteurs ne correspondent pas aux normes médicales pour le sexe féminin ou le sexe masculin, on parle d’une personne intersexe.

2. Identité de genre

Façon dont on définit son genre (homme, femme, non binaire, bispirituel.le, etc.). Il s’agit d’une connaissance intime, profonde et personnelle qui se développe chez l’humain entre l’âge de 3 et 5 ans et qui peut continuer d’évoluer tout au long de la vie. Lorsque l’identité de genre d’une personne correspond au sexe qui lui a été assigné à la naissance, on dit qu’elle est «  cis  » ou «  cisgenre  ». Lorsque ce n’est pas le cas, on parle d’une personne «  trans  » (les termes «  trans  » et «  non binaire  » sont définis plus loin dans ce guide).

3. Expression de genre

Manière dont une personne exprime son genre ou se présente au monde, notamment en personnalisant son apparence (coiffure, vêtements, maquillage, etc.). Peu importe son identité de genre, une personne peut avoir une expression de genre plutôt féminine, plutôt masculine ou un peu des deux (androgyne). D’ailleurs, ce qui est considéré comme féminin ou masculin varie selon les cultures et les époques. L’expression de genre n’est pas forcément liée à l’identité de genre  : il y a par exemple des femmes qui ont les cheveux courts et des hommes qui portent du rose.

4. Orientation sexuelle

Expression utilisée pour décrire l’attirance d’une personne pour un, plusieurs ou aucun genres. Bien qu’elle comporte le terme «  sexuelle  », l’orientation sexuelle fait souvent référence à une combinaison de plusieurs types d’attirances, dont l’attirance romantique (sentiments amoureux) et l’attirance sexuelle (physique). L’hétérosexualité (attirance pour les personnes d’un autre genre), l’homosexualité (attirance pour les personnes du même genre), la bisexualité (attirance pour deux genres, généralement hommes et femmes), la pansexualité (attirance pour des personnes, peu importe leur genre)1, l’asexualité (peu ou pas d’attirance sexuelle) et l’aromantisme (peu ou pas d’attirance romantique) sont des exemples d’orientations sexuelles.

Autres concepts importants pour comprendre la diversité sexuelle et de genre

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Autres concepts importants pour comprendre la diversité sexuelle et de genre

Autres concepts importants pour comprendre la diversité sexuelle et de genre

Cette liste n’est pas exhaustive, mais ces concepts de base vous aideront à prendre part à des discussions sur la diversité sexuelle et de genre.

Binarité du genre/binarisme

Modèle de pensée qui divise l’humanité en deux genres mutuellement exclusifs et opposés  : homme et femme. Ce système ne prend pas en compte la diversité des êtres humains et exclut les personnes intersexes, les personnes trans, les personnes non binaires, les personnes non conformes aux normes de genre, celles dont le genre est fluide, etc. L’inclusion des personnes incite à envisager le genre comme un spectre comprenant une grande diversité d’identités plutôt que de le réduire à deux cases mutuellement exclusives.

Le saviez-vous  ?

La division de l’humanité en deux genres n’est pas universelle  ! De nombreuses cultures reconnaissent un troisième genre, comme les Hijras en Asie du Sud, les personnes bispirituelles en Amérique du Nord, les Muxes au Mexique ou les Bakla aux Philippines. Certaines cultures reconnaissent même plus que trois genres, comme les Bugis en Polynésie, qui ont des mots pour cinq genres différents.

« Coming out » ou « sortie du placard » (ou garde-robe)

Le fait de communiquer son orientation sexuelle ou son identité de genre à certaines personnes. Il s’agit généralement d’un processus graduel qui commence auprès de personnes proches (famille, ami.e.s, ou collègues). On dit souvent d’une personne qui vit ouvertement son identité (qui en a parlé à la plupart des personnes qui l’entourent) qu’elle est «  out  ». Tout au long de sa vie, et à chaque nouvelle personne qu’elle rencontre, une personne LGBTQ+ doit faire le choix de partager ou non son identité, car elle sera généralement perçue comme hétérosexuelle et cisgenre «  jusqu’à preuve du contraire  ». Cette décision lui appartient et il est important de ne jamais révéler l’orientation ou l’identité de genre («  outer  ») d’une personne sans son consentement.

Diversité sexuelle et de genre

Formulation englobant toutes les orientations sexuelles, identités et expressions de genre. Regroupe les personnes homosexuelles, bisexuelles, trans et d’autres communautés comme les personnes queer, intersexes, asexuelles, bispirituelles, etc. (LGBTQ+).

Dysphorie/euphorie de genre

Sentiment de malaise intense ressenti par une personne trans et causé par l’écart entre le sexe qui lui a été assigné à la naissance et son identité de genre. Ce sentiment peut être accru par l’apparence de certaines parties du corps (comme la poitrine) ou par certaines interactions (ex.  : lorsqu’une personne emploie le mauvais nom ou pronom à son sujet). Attention  ! La dysphorie de genre n’est pas ressentie par toutes les personnes trans. À l’inverse, lorsqu’une personne trans ressent du bien-être parce qu’elle est respectée dans son genre ou qu’elle peut exprimer son genre librement, on parle d’euphorie de genre.

Homophobie

Attitudes négatives envers l’homosexualité pouvant mener à la discrimination, directe ou indirecte, envers les personnes homosexuelles, bisexuelles ou celles perçues comme telles. Il existe également des variantes de l’homophobie comme la lesbophobie lorsque cette aversion est plus particulièrement adressée aux lesbiennes ou la biphobie lorsqu’il s’agit de personnes bisexuelles.

Invalider l’identité d’une personne

Remettre en question ou ne pas respecter l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou l’expression de genre d’une personne (ex.  : nier l’existence des personnes bisexuelles, non binaires ou asexuelles, mégenrer une personne trans).

Intersectionnalité

Comme toute la population, les personnes LGBTQ+ sont des personnes complexes qui cumulent différentes identités influençant leurs expériences. La perspective intersectionnelle demande d’envisager les différentes catégories d’identités d’un individu (ex.  : genre, orientation sexuelle, couleur de peau, situation de handicap, classe sociale, religion, niveau d’instruction, etc.) et la façon dont ces identités interagissent entre elles, afin de mieux comprendre sa condition et ses expériences. Utiliser une perspective intersectionnelle permet d’éviter de contraindre les personnes à choisir entre leurs multiples identités ou de les exclure de certaines initiatives (les personnes LGBTQ+ peuvent aussi être des personnes en situation de handicap, des parents, des personnes racisées, etc.).

Découvrez davantage de concepts clés 💡
Cette liste n’est pas exhaustive, mais ces concepts de base vous aideront à prendre part à des discussions sur la diversité sexuelle et de genre.

Binarité du genre/binarisme

Modèle de pensée qui divise l’humanité en deux genres mutuellement exclusifs et opposés  : homme et femme. Ce système ne prend pas en compte la diversité des êtres humains et exclut les personnes intersexes, les personnes trans, les personnes non binaires, les personnes non conformes aux normes de genre, celles dont le genre est fluide, etc. L’inclusion des personnes incite à envisager le genre comme un spectre comprenant une grande diversité d’identités plutôt que de le réduire à deux cases mutuellement exclusives.

Le saviez-vous  ?

La division de l’humanité en deux genres n’est pas universelle  ! De nombreuses cultures reconnaissent un troisième genre, comme les Hijras en Asie du Sud, les personnes bispirituelles en Amérique du Nord, les Muxe au Mexique ou les Bakla aux Philippines. Certaines cultures reconnaissent même plus que trois genres, comme les Bugis en Polynésie, qui ont des mots pour cinq genres différents.

« Coming out » ou « sortie du placard » (ou garde-robe)

Le fait de communiquer son orientation sexuelle ou son identité de genre à certaines personnes. Il s’agit généralement d’un processus graduel qui commence auprès de personnes proches (famille, ami.e.s, ou collègues). On dit souvent d’une personne qui vit ouvertement son identité (qui en a parlé à la plupart des personnes qui l’entourent) qu’elle est «  out  ». Tout au long de sa vie, et à chaque nouvelle personne qu’elle rencontre, une personne LGBTQ+ doit faire le choix de partager ou non son identité, car elle sera généralement perçue comme hétérosexuelle et cisgenre «  jusqu’à preuve du contraire  ». Cette décision lui appartient et il est important de ne jamais révéler l’orientation ou l’identité de genre («  outer  ») d’une personne sans son consentement

Diversité sexuelle et de genre

Formulation englobant toutes les orientations sexuelles, identités et expressions de genre. Regroupe les personnes homosexuelles, bisexuelles, trans et d’autres communautés comme les personnes queer, intersexes, asexuelles, bispirituelles, etc. (LGBTQ+).

Dysphorie/euphorie de genre

Sentiment de malaise intense ressenti par une personne trans et causé par l’écart entre le sexe qui lui a été assigné à la naissance et son identité de genre. Ce sentiment peut être accru par l’apparence de certaines parties du corps (comme la poitrine) ou par certaines interactions (ex.  : lorsqu’une personne emploie le mauvais nom ou pronom à son sujet). Attention  ! La dysphorie de genre n’est pas ressentie par toutes les personnes trans. À l’inverse, lorsqu’une personne trans ressent du bien-être parce qu’elle est respectée dans son genre ou qu’elle peut exprimer son genre librement, on parle d’euphorie de genre.

Homophobie

Attitudes négatives envers l’homosexualité pouvant mener à la discrimination, directe ou indirecte, envers les personnes homosexuelles, bisexuelles ou celles perçues comme telles. Il existe également des variantes de l’homophobie comme la lesbophobie lorsque cette aversion est plus particulièrement adressée aux lesbiennes ou la biphobie lorsqu’il s’agit de personnes bisexuelles.

Invalider l’identité d’une personne

Remettre en question ou ne pas respecter l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou l’expression de genre d’une personne (ex.  : nier l’existence des personnes bisexuelles, non binaires ou asexuelles, mégenrer une personne trans).

Intersectionnalité

Comme toute la population, les personnes LGBTQ+ sont des personnes complexes qui cumulent différentes identités influençant leurs expériences. La perspective intersectionnelle demande d’envisager les différentes catégories d’identités d’un individu (ex.  : genre, orientation sexuelle, couleur de peau, situation de handicap, classe sociale, religion, niveau d’instruction, etc.) et la façon dont ces identités interagissent entre elles, afin de mieux comprendre sa condition et ses expériences. Utiliser une perspective intersectionnelle permet d’éviter de contraindre les personnes à choisir entre leurs multiples identités ou de les exclure de certaines initiatives (les personnes LGBTQ+ peuvent aussi être des personnes en situation de handicap, des parents, des personnes racisées, etc.).

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Voici quelques termes de base reliés à l’identité de genre. Pour un lexique plus complet sur la diversité sexuelle et de genre, consultez : fondationemergence.org/lexique

Note  : Les définitions données dans ce lexique le sont à titre indicatif seulement et ne sont pas exhaustives. Le vocabulaire associé à la diversité sexuelle et de genre est en constante évolution. De plus, la personne concernée est toujours la mieux placée pour déterminer les mots qui la définissent le mieux, il est donc important de l’écouter.

Bispirituel·le

Le mot «  bispirituel•le  » est un terme parapluie créé pour refléter et restaurer les traditions autochtones reliées à la diversité sexuelle et de genre qui ont été grandement effacées par la colonisation. Ce mot, qui regroupe une multitude d’identités, désigne généralement une personne autochtone d’Amérique du Nord qui incarne à la fois un esprit féminin et un esprit masculin. Il peut s’agir d’une question d’identité de genre, d’expression de genre et/ou d’orientation sexuelle. Ce concept peut également avoir une dimension sociale ou spirituelle.

La bispiritualité s’inscrit dans une relation à la diversité sexuelle et de genre qui existait dans les cultures autochtones avant la colonisation et qui perdure encore aujourd’hui. À noter que d’autres mots plus spécifiques peuvent exister dans les différentes langues autochtones. La bispiritualité est symbolisée par le «  2  » (ou 2S en anglais) dans le sigle LGBTQ2+. Le mot bispirituel•le peut être utilisé en parallèle avec une autre identité de l’acronyme LGBTQ+ ou être ajouté à une de ces identités (ex.  : une personne bispirituelle et lesbienne).

Fluide (de genre)

Personne dont le genre fluctue entre différentes identités (ex.  : homme, femme, neutre). L’appellation anglophone «  genderfluid  » est parfois utilisée en français également.

Non binaire

Personne dont l’identité de genre n’est ni exclusivement masculine ni exclusivement féminine. Cette expression regroupe les identités qui peuvent être définies comme un mélange de féminin et de masculin, à la fois féminin et masculin (bigenre), ou aucun des deux (agenre).

Le terme non binaire comprend un large spectre d’identités dont voici quelques exemples  💡

Queer

Terme d’origine anglo-saxonne qui était utilisé comme insulte envers les personnes LGBTQ+ jusqu’à ce qu’il soit réapproprié dans les années 1990. Ce terme est maintenant principalement utilisé par des personnes qui revendiquent une identité de genre, une expression de genre ou une orientation sexuelle en dehors de la norme sociale. Ce terme peut également avoir une connotation politique. Attention  ! Ce mot peut être vexant pour certaines personnes, particulièrement pour les plus âgées d’entre elles qui l’ont connu comme insulte. N’utilisez ce mot pour parler d’une personne que si elle-même l’emploie pour se décrire.

(En) questionnement

Personne se questionnant sur son orientation sexuelle ou son identité de genre. Un tel questionnement est possible à tout âge.

Trans

Adjectif générique qui désigne une personne dont l’identité de genre ne correspond pas au sexe lui ayant été assigné à la naissance. Une femme trans est une femme qui avait été désignée garçon à la naissance, un homme trans est un homme qui a été désigné fille à la naissance. Les personnes non binaires sont souvent comprises dans les personnes trans, car leur identité de genre (non binaire) ne correspond pas au sexe qui leur a été assigné à la naissance (fille ou garçon).

Trans, transsexuel, travesti et drag queen  : des réalités différentes

Le mot trans englobe les mots «  transgenre  » et « transsexuel   ». Auparavant, on différenciait les personnes «  transsexuelles  » qui avaient eu une chirurgie de « réassignation sexuelle  » (et qui pouvaient donc changer leur mention de genre sur leurs documents d’identité) et les personnes «   transgenres   » qui n’avaient pas encore eu ou ne souhaitaient pas avoir recours à une telle opération.

Cependant, de nos jours une personne trans peut changer sa mention de genre sur ses documents d’identité sans passer par la chirurgie. De plus, le terme « transsexuel » est généralement considéré comme désuet, voire péjoratif, puisqu’il comporte une connotation médicale et sexualisante et qu’il met l’emphase sur certaines chirurgies d’affirmation de genre qui ne sont pas voulues ou accessibles par toutes les personnes trans.

Il ne faut pas confondre une personne trans avec une personne qui se travestit ou avec une drag queen (personnificateur féminin). Lorsque l’on parle d’un travesti ou d’une drag queen, on parle de ce que ces personnes font (s’habiller dans un genre autre que le leur), alors que lorsqu’on parle d’une personne trans, on parle de qui elle est (son identité de genre qui ne correspond pas au sexe qui lui a été assigné à la naissance), peu importe comment elle s’habille.

Voici quelques termes de base reliés à l’identité de genre. Pour un lexique plus complet sur la diversité sexuelle et de genre, consultez : fondationemergence.org/lexique

Note  : Les définitions données dans ce lexique le sont à titre indicatif seulement et ne sont pas exhaustives. Le vocabulaire associé à la diversité sexuelle et de genre est en constante évolution. De plus, la personne concernée est toujours la mieux placée pour déterminer les mots qui la définissent le mieux, il est donc important de l’écouter.

Bispirituel·le

Le mot «  bispirituel•le  » est un terme parapluie créé pour refléter et restaurer les traditions autochtones reliées à la diversité sexuelle et de genre qui ont été grandement effacées par la colonisation. Ce mot, qui regroupe une multitude d’identités, désigne généralement une personne autochtone d’Amérique du Nord qui incarne à la fois un esprit féminin et un esprit masculin. Il peut s’agir d’une question d’identité de genre, d’expression de genre et/ou d’orientation sexuelle. Ce concept peut également avoir une dimension sociale ou spirituelle.

La bispiritualité s’inscrit dans une relation à la diversité sexuelle et de genre qui existait dans les cultures autochtones avant la colonisation et qui perdure encore aujourd’hui. À noter que d’autres mots plus spécifiques peuvent exister dans les différentes langues autochtones. La bispiritualité est symbolisée par le «  2  » (ou 2S en anglais) dans le sigle LGBTQ2+. Le mot bispirituel•le peut être utilisé en parallèle avec une autre identité de l’acronyme LGBTQ+ ou être ajouté à une de ces identités (ex.  : une personne bispirituelle et lesbienne).

Fluide (de genre)

Personne dont le genre fluctue entre différentes identités (ex.  : homme, femme, neutre). L’appellation anglophone «  genderfluid  » est parfois utilisée en français également.

Non binaire

Personne dont l’identité de genre n’est ni exclusivement masculine ni exclusivement féminine. Cette expression regroupe les identités qui peuvent être définies comme un mélange de féminin et de masculin, à la fois féminin et masculin (bigenre), ou aucun des deux (agenre).

Le terme non binaire comprend un large spectre d’identités dont voici quelques exemples  💡

Queer

Terme d’origine anglo-saxonne qui était utilisé comme insulte envers les personnes LGBTQ+ jusqu’à ce qu’il soit réapproprié dans les années 1990. Ce terme est maintenant principalement utilisé par des personnes qui revendiquent une identité de genre, une expression de genre ou une orientation sexuelle en dehors de la norme sociale. Ce terme peut également avoir une connotation politique. Attention  ! Ce mot peut être vexant pour certaines personnes, particulièrement pour les plus âgées d’entre elles qui l’ont connu comme insulte. N’utilisez ce mot pour parler d’une personne que si elle-même l’emploie pour se décrire.

(En) questionnement

Personne se questionnant sur son orientation sexuelle ou son identité de genre. Un tel questionnement est possible à tout âge.

Trans

Adjectif générique qui désigne une personne dont l’identité de genre ne correspond pas au sexe lui ayant été assigné à la naissance. Une femme trans est une femme qui avait été désignée garçon à la naissance, un homme trans est un homme qui a été désigné fille à la naissance. Les personnes non binaires sont souvent comprises dans les personnes trans, car leur identité de genre (non binaire) ne correspond pas au sexe qui leur a été assigné à la naissance (fille ou garçon).

Trans, transsexuel, travesti et drag queen  : des réalités différentes

Le mot trans englobe les mots «  transgenre  » et « transsexuel   ». Auparavant, on différenciait les personnes «  transsexuelles  » qui avaient eu une chirurgie de « réassignation sexuelle  » (et qui pouvaient donc changer leur mention de genre sur leurs documents d’identité) et les personnes «   transgenres   » qui n’avaient pas encore eu ou ne souhaitaient pas avoir recours à une telle opération.

Cependant, de nos jours une personne trans peut changer sa mention de genre sur ses documents d’identité sans passer par la chirurgie. De plus, le terme « transsexuel » est généralement considéré comme désuet, voire péjoratif, puisqu’il comporte une connotation médicale et sexualisante et qu’il met l’emphase sur certaines chirurgies d’affirmation de genre qui ne sont pas voulues ou accessibles par toutes les personnes trans.

Il ne faut pas confondre une personne trans avec une personne qui se travestit ou avec une drag queen (personnificateur féminin). Lorsque l’on parle d’un travesti ou d’une drag queen, on parle de ce que ces personnes font (s’habiller dans un genre autre que le leur), alors que lorsqu’on parle d’une personne trans, on parle de qui elle est (son identité de genre qui ne correspond pas au sexe qui lui a été assigné à la naissance), peu importe comment elle s’habille.

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APPROCHES À ÉVITER

Dire d’une personne qu’elle « avoue » son identité LGBTQ+

Dire d’une personne qu’elle «  avoue  » son identité LGBTQ+ sous-entend qu’il s’agit d’un crime ou de quelque chose de honteux. Bien que l’homosexualité soit encore criminalisée dans de nombreux pays, ce n’est plus le cas au Canada depuis 1969. Privilégiez des termes neutres comme «  partager  », «  faire son coming out/sortir du placard  », ou dites tout simplement que la personne a dit qu’elle était gaie, lesbienne, bisexuelle, trans ou d’une autre identité LGBTQ+.

« Ça ne paraît pas que tu es gai/lesbienne/trans »

Complimenter une personne sur le fait que son homosexualité ou sa transidentité «  ne paraît pas  », peut donner l’impression que l’on a une vision stéréotypée de ces identités et qu’avoir l’air gai ou trans serait une mauvaise chose.

Tu es vraiment belle pour une femme trans ! »

Bien que cette phrase résonne comme compliment, ce n’en est pas vraiment un. En effet, elle sous-entend qu’on pense que les femmes trans ne sont généralement pas belles et que cette personne constitue l’exception à la règle. Cela peut aussi signifier que cette femme ne serait pas considérée comme belle si on la comparait aux femmes cisgenres.

Parler d’un homme trans comme d’une « femme qui veut devenir un homme » ou d’une femme trans comme d’un «  homme qui se déguise en femme ».

«  Trans  » est un adjectif. Il est important de comprendre qu’un homme trans est un homme et non une femme. Les hommes trans ne sont en aucun cas des «  femmes qui s’habillent en homme ou qui « aimeraient devenir des hommes  ». De même, en parlant d’une femme trans comme étant «  un homme qui se déguise en femme  », on invalide son identité de genre et on lui manque de respect. Vous pouvez simplement dire qu’il s’agit d’une femme trans, d’une femme qui avait été assignée garçon à la naissance, ou encore mieux  : d’une femme, tout simplement.

BONNES APPROCHES

Parler d’une personne trans en utilisant le prénom et les pronoms qu’elle utilise.

Lorsque vous parlez d’une personne trans, utilisez le nom et les pronoms qu’elle utilise maintenant, même si la personne n’a pas changé son nom légalement et même si ce dont vous parlez a eu lieu avant que la personne ait fait sa transition (à moins d’indication contraire de sa part). Utiliser le morinom et les anciens pronoms de cette personne constitue un manque de respect pour son identité et risque de l’exposer comme personne trans auprès d’autres personnes.

Parler ouvertement et sans tabous de la diversité sexuelle et de genre.

Vous pouvez montrer votre ouverture à la diversité sexuelle et de genre en abordant ces sujets de façon positive. Vous pouvez par exemple parler de vos proches qui sont LGBTQ+, mentionner votre soutien à des initiatives significatives comme la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie (17 mai), ou la semaine de la Fierté, ou même parler de personnes et de personnages LGBTQ+ que vous appréciez. Cela révélera aux personnes LGBTQ+ de votre entourage que vous êtes une personne qui accepte ces réalités (ce qui n’est pas encore le cas de tout le monde). Une telle attitude contribue à normaliser ces sujets de conversation et à contrer les tabous qui les accompagnent parfois.

APPROCHES À ÉVITER

Dire d’une personne qu’elle « avoue » son identité LGBTQ+

Dire d’une personne qu’elle «  avoue  » son identité LGBTQ+ sous-entend qu’il s’agit d’un crime ou de quelque chose de honteux. Bien que l’homosexualité soit encore criminalisée dans de nombreux pays, ce n’est plus le cas au Canada depuis 1969. Privilégiez des termes neutres comme «  partager  », «  faire son coming out/sortir du placard  », ou dites tout simplement que la personne a dit qu’elle était gaie, lesbienne, bisexuelle, trans ou d’une autre identité LGBTQ+.

« Ça ne paraît pas que tu es gai/lesbienne/trans »

Complimenter une personne sur le fait que son homosexualité ou sa transidentité «  ne paraît pas  », peut donner l’impression que l’on a une vision stéréotypée de ces identités et qu’avoir l’air gai ou trans serait une mauvaise chose.

Tu es vraiment belle pour une femme trans ! »

Bien que cette phrase résonne comme compliment, ce n’en est pas vraiment un. En effet, elle sous-entend qu’on pense que les femmes trans ne sont généralement pas belles et que cette personne constitue l’exception à la règle. Cela peut aussi signifier que cette femme ne serait pas considérée comme belle si on la comparait aux femmes cisgenres.

Parler d’un homme trans comme d’une « femme qui veut devenir un homme » ou d’une femme trans comme d’un «  homme qui se déguise en femme ».

«  Trans  » est un adjectif. Il est important de comprendre qu’un homme trans est un homme et non une femme. Les hommes trans ne sont en aucun cas des «  femmes qui s’habillent en homme ou qui « aimeraient devenir des hommes  ». De même, en parlant d’une femme trans comme étant «  un homme qui se déguise en femme  », on invalide son identité de genre et on lui manque de respect. Vous pouvez simplement dire qu’il s’agit d’une femme trans, d’une femme qui avait été assignée garçon à la naissance, ou encore mieux  : d’une femme, tout simplement.

BONNES APPROCHES

Parler d’une personne trans en utilisant le prénom et les pronoms qu’elle utilise.

Lorsque vous parlez d’une personne trans, utilisez le nom et les pronoms qu’elle utilise maintenant, même si la personne n’a pas changé son nom légalement et même si ce dont vous parlez a eu lieu avant que la personne ait fait sa transition (à moins d’indication contraire de sa part). Utiliser le morinom et les anciens pronoms de cette personne constitue un manque de respect pour son identité et risque de l’exposer comme personne trans auprès d’autres personnes.

Parler ouvertement et sans tabous de la diversité sexuelle et de genre.

Vous pouvez montrer votre ouverture à la diversité sexuelle et de genre en abordant ces sujets de façon positive. Vous pouvez par exemple parler de vos proches qui sont LGBTQ+, mentionner votre soutien à des initiatives significatives comme la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie (17 mai), ou la semaine de la Fierté, ou même parler de personnes et de personnages LGBTQ+ que vous appréciez. Cela révélera aux personnes LGBTQ+ de votre entourage que vous êtes une personne qui accepte ces réalités (ce qui n’est pas encore le cas de tout le monde). Une telle attitude contribue à normaliser ces sujets de conversation et à contrer les tabous qui les accompagnent parfois.

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1. Il n’existe pas de consensus sur la différence entre la bisexualité et la pansexualité. Certaines personnes pansexuelles utilisent également le mot “bi” ou “bisexuel·le” comme un synonyme pour se décrire sachant que peu de gens connaissent la pansexualité. Certaines personnes considèrent que la pansexualité, contrairement à la bisexualité, inclut l’attirance pour les personnes non binaires.

Desjardins Assurances désigne Desjardins Sécurité financière, compagnie d'assurance vie.

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